Texte à l’arrache 113

 Dans Textes à l'arrache

Poissonière pulsation, envie de rythme, de batteries dégringolantes du penthouse du boss de playboy. Longue chute invertébrée qui croise les cormorans et les amis du diable, tandis que des femmes en chemises regarde par les fenêtres du building. Patatratatratatratratratafla ! Les cymbales rebondissent en vibrant comme des soleils de canicule, les peaux se crèvent, s’empalent sur les réverbères, leurs tissus blancs de chèvre synthétique se déchirent dans un grand craquement de canson torturée. Bananas quand le batteur descensionne, à la suite de son gagne pain. Il trébuche sur le kick, qui l’envoie contre le charley, kick kick, snare snare, hi-hat kick snare, un rythme sympa recouvert de confiture intestinale . Un ampli frigidaire fini le travail, en ecrabouillant sous un de ses angles le crâne dur du musicien. Les noix de coco ont un sort moins cruel, quand des pierres les fracasses. Suivent d’autres instruments : une guitare très chère, une basse solide, toutes deux attachées à des jack type téléphone, badaboument la viande hachée jusqu’à la piler comme du mil, font calebasser les futs démolis. Les propriétaires viennent rallonger d’un couche la barbaque qui impregne le trottoir. Bam Bam, sploutch sploutch… Au dernier étage, des bras s’accrochent à la rembarde, les sourires admiratifs s’activent, les applaudissements, au niveau du sol, font entendre une rumeur de vivas : il était vachement bien, ce concert de Conger! Conger!

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