Texte à l’arrache 176

 Dans Textes à l'arrache
Jean-Pierre Liégeois, un jeune lecteur du Var, m’envoie ce courrier :

« Cher Vinzo, les textes à l’arrache me font beaucoup rire, et même parfois réfléchir (ce qui est tout à ton honneur, car j’ai horreur de ça). Or, je remarque que depuis quelque temps, ceux ci ne sont plus consultable sur ta page Facebook. Peux-tu m’expliquer ce phénomène ? C’est inquiétant !
Je te fais de grosses bises,
Cordialement,
J-P L 83.
PS : Pourrais-tu faire un point Godwin ? »

Cher Jean-Pierre, tu as bien remarqué. M’étonnant de constater que mes dernières productions n’étaient lues que par une ou deux personnes, je me suis immédiatement flagellés à coups d’orties fraiches, blâmé, conspué, honni, et craché dessus (geste très technique : il faut glaviotter en l’air, en espérant que le mollard te retombe sur le front). Pour faire court, j’ai agit comme n’importe quel pöete maudit qui ne se respecte pas. La base, quoi. Mais l’autre jour, mon cher copain Gilbert, informaticien de l’élite, m’a expliqué que le phénomène n’était pas forcément dù à mon indécrottable médiocrité. Il s’avère que Facebook veut que l’on paie pour que les publications soient vues. Et c’est vrai ! En passant par le compte d’un autre ami, nous nous sommes tous rendus compte qu’un article publié dans la minute disparaissait immédiatement dans les tréfonds du fil d’actualité, la chasse d’eau universelle de toutes nos défécations intellectuelles. Dès lors, la décision a été prise de déménager tous mes écrits sur un site qui leur sera spécialement dédié. Les textes à l’arrache n’ont donc pas disparu, il s’ébattent simplement dans le secret de la confidentialité, en attendant leur réinsertion dans des pâturages plus verts. Des Brutus virtuels s’empresseront de me faire la morale, avec des « on vous avait prévenu » bien énervants, ou d’autres remarques tout aussi affûtées cervicalement. Je les balaye en riant d’un revers de la main, car contrairement à ceux-là, je suis un agissant. Payer pour faire la promotion de son entreprise d’entonnoirs, soit, mais pour sa propre gloire ? Ah ben bravo. Cela dit, je m’offusque de ce réseau social, où tous le monde est copain, avec des tronches génériques de gens contents. Réseau social… Réseau national-social, oui ! Facebook, t’es le nazi du futur, t’entends ? YOU ARE A FUCKING CAPITALIST NAZI !!!! Voici pour ton point Godwin, je te fais de gros poutounous,
Sincèrement,
Vinzo.

(A bientôt sur de nouveaux urls !)

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