Texte à l’arrache 214

 Dans Textes à l'arrache
Poème  à l’arrache :

La bombe, la mère des vals et des forêts flambée ,
Vomit la haine en fusion dans les airs apeurés,
Lors, au fond d’un désert, au milieu des frigos,
Qu’un champignon géant s’élève dessus les eaux;
Que les routes craquèlent, dépecées par la vague
Atomique, plus perçante qu’une dague,
Et que les ombres mortes incrustées, font œuvre de cauchemar
S’enfuit une Cadillac, ou dedans deux hommes se marrent

Tout s’en va, tout décarre.

Salut Donald, salut Kim,
Derrière vous s’amenuise une route obsolète,
Les doux souvenirs et les espoirs aussi,
Les hommes qui vainement tentaient de lier l’amour
Plus jamais dans cette nuit ne reverrons le jour
Derrière vous s’évapore les liquides mouvant
Mycose de moutons de poussière en remplacement ,
Jamais sur cette croûte n’a t’on été si bête
Là où autrefois, les pieds foulaient les pensées,
S’affalaient plaisamment des dos subtils et frais,
Et où les regards clair se perdaient dans le ciel,
Recherchant derrière lui la vision du soleil,
Il n’y aura plus que du carrelage blanc.
C’est comme du faux-plafond, dégueulasse et méchant.
A l’envers de son complice, il compresse les humains,
Aplatit toute la sève qu’ils gardaient en leur sein.

Derrière vous disparait la liberté de dire
Que sous vos perruques laides mijote le pire.
Blond platine et bronzage, ou coupe réglementaire ,
Pour une idée de trop, ce sera le cimetière
du ringard. Votre Timonier chéri,
Seul pourra designer ce qui relève du génie.
Ne vous retournez pas, tristes sires cardinaux,
Levez le nez en l’air, le rocher est très gros.

 

(Inspiration : Gilbert Schiano)

Articles récents

Laisser un commentaire

Me contacter

Je vous recontacterai si je veux !

Non lisible? Changez le texte.