Texte à l’arrache 273

 Dans Textes à l'arrache

Poésie à l’arrache

Voici la ville, et le bitume,
De la cité, le costume,
Cachant le fond.

Dans le ciel, les vapeurs amères
Ennoircissent la stratosphère.
Un jour sans nom.

Sur l’autoroute, les voitures tournent
Dans des bâtiments, on s’enfourne.
Des termitières.

Nulle part où s’enfuir,
Où trouver un sourire
Un cimetière.

Bruyant comme des fourmis rouges.
Des miliers de gens bougent
En flots sans fin

Téléphones dans les poches,
Ordis dans les sacoches
Reservoirs pleins,

Des campagnes et des bosquets,
Des champs d’epautre oubliés
A l’horizon.

Pendant ce temps, pas d’avis,
Sur l’existence ravie
Pas d’opinion.

Tout autant être ivre,
De confort et de vivres,
On est tous fous.

En quête de la cirrhose,
Toujours en manque de doses,
Et de joujoux.

Avides et sans prières,
Sûr d’être des lumières
Téméraires.

A la moindre calbote,
Tout de suite, c’est la tremblote.
Adieu colère.

(Assez de broderies. Le procherain texte sera un feuilleton de cuys.)

Articles récents

Laisser un commentaire

Me contacter

Je vous recontacterai si je veux !

Non lisible? Changez le texte.