Texte à l’arrache 55

 Dans Textes à l'arrache

Le texte à l’arrache cinquante-cinq n’arrivait pas. Il avait deux cents mots de retard. Sur le quai, Vinzo était fou. Mais qu’est ce qu’ il fait ce rogntudju de paragraphe ? Pas l’ombre d’ une virgule, d’un tréma, ou d’un point d’exclamation. Pas de parenthèses dodues pour enfermer un aparté, une blague en coin, une précision. (Merde) ! Il avait besoin de ces fichues parenthèses, sans parler de la caisse de points de suspension, dont l’achat lui avait lipo-sucé la carte bancaire sans vergogne… Et le pochon de points-virgule… Oh non, pas les points-virgule ! Ca ne servait pas à grand chose, vu que notre ami n’avait pas la moindre idée de la façon dont ça s’utilisait; il l’avait commandé par envie d’exotisme, histoire d’en voir un en vrai, de rêver à une autre époque littéraire. Ben, non, Simon. La vrai lööse, pour écrire comme Mötörhead, le plancher des bouses, la malchance méchante… Soudain, ses yeux impatients se figèrent: Sur la ligne du traitement de texte, le texte se profilait, se rapprochait ! Vinzo laissa échapper une loufe d’espérance, youprouit ! Par le fantôme de Raymond Queneau, enfin le voilà, fonçant comme un éclair, fissionnant l’atmosphère. Quel splendide spectacle. Et le plus beau, c’est qu’il était en train de dépasser le mur des deux cents mots. Victoire ! Mouhahahahahahahahahahhahahaha…¨;

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