Texte à l’arrache 99

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On s’est réveillé dans la poussière. On ne voyait pas beaucoup. On a demandé à la poussière, mais elle ne savait rien. Quelque chose avait pété très fort. On avait vu un grand flash, et on s’était réveillé. Dans la poussière…. J’ai pris la main de Ligeia, et nous avons marché à travers la tempête. Les grains de sables nous arrachaient des larmes, nous coupaient la peau. On a trouvé un trou. On s’est mis dedans. Il y avait à manger. Des boites de conserve et de l’eau distillée. Quand on a trouvé ça, on a rit de désespoir, jusqu’à en être idiot de tristesse, puis idiot tout court. Ensuite, on a dormi longtemps. Pendant un moment, c’était presque normal. On essayait de sourire. De causer. Le vent soufflait si fort… On l’entendait dehors, de l’autre coté de l’écoutille, on y prêtait plus attention. Ligeia était douce, avec des attention de femme au foyer. Souvent, on s’enlaçait. Quand il n’y a plus eu de vivre, on a arrêté de parler. Elle s’est mise dans un coin de l’abri, en boule, comme une bête blessée. Elle ne souriait plus. Il y avait plein de boutons bizarres sur sa peau. Un jour, ses yeux ne se sont plus ouvert. Moi, je n’avais plus de force, je tournais en rond. Comme il n’y avait plus rien ici, de toute façon, j’ai rouvert la trappe. Ca soufflait toujours dur. Sur le seuil, j’ai hésité. Je savais que dedans, elle était toujours là. Finalement, J’ai commencer à avancer. Un pas. Deux pas, Trois pas. Et puis, au quatrième, j’ai disparu dans la poussière…

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