Texte à l’arrache 357

 Dans Textes à l'arrache

(Diatribe spontanée, née de la vision d’un navet-d’auteur U.S. En verité, j’aime nos amis états-uniens, mais il fallait que ça sorte. Quant au film, prenez n’importe quelle bouse prétentieuse, ça fera l’affaire. La prochaine fois je me ferais une bonne vieille série Z.)

Les intellos américains cinématographiques sont à gerber. Dans les films sur les artistes, grands, petits, réels ou imaginaires, ils passent leur temps à faire leurs connaisseurs, les épatants, les savants, les gros malins au dernier mot toujours definif. Mais leur but ultime est toujours le même, quoiqu’ils racontent : ils veulent se faire un max de pognon, à leur insu, de préférence, ça fait désintéressé… Que c’est esthétique, ma foi. Grrr. Rien de plus énervant que ces alignements de personnages ayant toujours une réplique bien sentie à sortir, on a l’impression qu’ils passent leur temps à se défier à un concours de « ta mère est tellement… » perpetuel. Cette culture du duel est déprimante, naze, avilissante, et malheureusement, contagieuse. Non, ça n’a aucun intérêt, la gloriole de star du lycée, d’animateur de station radio, de gérant de fast-food, de médiocres divers, qui passent leur temps à se pignoler sur leur confiance en soi conquérante, leur réussite de bas-étage. Rien à foutre de leur culture pop à la con, qui récure tout sur son passage. Pour étaler de la confiture, et baser son autorité sur du vide ainsi que sur de pseudo principes crypto-chrétiens, il y a du monde. Mais on a bien vu comment ils ont traité leurs vrais génies : ils les ont moqués, méprisés, suicidés. Poe, Cobain, Basquiat, GG Allin, Pastorius, Salinger, Brando, Darby Crash, Hendrix (oui, Hendrix), ne sont que quelques noms parmis une armée de maudits. Ceux qui ont survécu à la misère sont ceux qui ont finit par vendre leur âme, et la postérité fait une belle jambe à ceux qui sont mort. Au final, qui gagne la partie ? Les créateurs de nouvelles formes d’asservissement, n’est ce pas, Suckerberg ? Il faut dire qu’ils sont fameux dans leur art subtil du nivellement par le bas, arme suprême de la civilisation bourgeoise. Regardez bien leur histoire nationale, vous verrez que ce sont toujours les salauds les vainqueurs. De toutes façons, c’est fini. L’empire s’enfonce lentement dans les sables sur lesquels il s’est bati. Comment construire quoi que ce soit avec de la pellicule… Go fuck yourself, American brainos, et dites
bonjour à l’Asie, les jours de votre domination culturelle sont comptés.

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