Texte à l’arrache 48

 Dans Textes à l'arrache

Je t’aime presqu’autant qu’une brise d’été dans les cheveux. Je t’aime presqu’autant qu’un rat dodu. Je t’aime presque autant que la marijuana. Je t’aime presqu’autant qu’une garrigue dorée à l’or fin d’un soleil couchant. Je t’aime presqu’autant que la musique ensorceleuse de pieds. Je t’aime presqu’autant qu’un plat de ravioles de Roman nature. Je t’aime presqu’autant qu’une lettre volée. Je t’aime presqu’autant qu’Edgar Allan Poe. Je t’aime presqu’autant qu’un médecin qui crève. Je t’aime presque autant que la défaite dans les yeux vides d’un footballeur. Je t’aime presqu’autant que la sagesse des anciens. Je t’aime presque autant qu’un trip à l’acide de dix-neuf heures. Je t’aime presqu’autant que le regard d’un clochard qui fait un bon repas. Je t’aime presqu’autant qu’un feu qui court sur la plaine. Je t’aime presqu’autant qu’un peuple qui se révolte. Je t’aime presqu’autant que la colère apaisée. Je t’aime presqu’autant que la paix entre les Hommes. Je t’aime presqu’autant que la respiration d’un sous-bois. Je t’aime presqu’autant que la vanité assassinée. Je t’aime presqu’autant qu’un philosophe joyeux du XVIIème siècle. Je t’aime presqu’autant qu’une pièce d’un euros trouvée dans le receptacle à monnaie d’un distributeur automatique. Je t’aime presqu’autant qu’une victoire sur l’injustice. Je t’aime presqu’autant que la destruction du monde. Au milieu de toutes ces futilités, je t’aime beaucoup plus que la vie, beaucoup plus que ce texte en vrac, et beaucoup plus que la fin. Elle approche.

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