Texte à l’arrache 49

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Qui se rappelle de Mojo Nixon ? En 1987, il était animateur sur MTV ! Mille neuf cent quatre vingt sept, rien qu’a l’écrire, ca prend du temps. Ca fait vieux, le temps. Mais quand même, MTV, déjà à l’époque, c’était la gloire… Pourtant, ce n’est qu’une anecdote, dans la carrière du cowboy punk. Mojo Nixon, alias Neil Kirby McMillan jr., n’est rien de moins qu’un de ces songwriters oublié par l’histoire. J’ose le dire : songwriter, écriveur de chanson, auteur-compositeur, pour parler français. Nous y reviendrons plus tard : d’abord, une petite biographie. Né en Caroline du Nord, un peu avant le lancement de Sputnik 1, amateur de balades à vélo, le jeune adulte braillard Neil, aspirant musicien, à une révélation, un soir de mardi-gras, à la Nouvelle-Orléans. Il vient de trouver son nom de guerre. L’association de quelque chose plein de vaudou et de bayou, la substantifique moelle du blues, avec un nom qui exprime la dégénérescence d’un certain iéal américain, le nom d’un mauvais président des Etats-Unis, par exemple. Mojo Nixon. Le nom est parfait. Comme Dead Kennedys, mais en mieux. Il décide de se produire sous forme de duo, guitare/planche à laver, ce qui à l’époque, est pour le moins original, au milieu des perruques de Mötley Crüe, des ballades baveuses des Eagles, et des rides oppressantes de Ronald Reagan. Sous terre, c’est le règne du Hardcore. Flipper tague les autoroutes, Ian McKaye photocopie les flyers pour le prochain concert de Minor Threat, Henry Rollins plein de bière et d’angoisse, endommagé du cerveau, pète le miroir de sa salle de bain. Mojo et Skid Roper, son partenaire, sortent un premier album en 1985 (mil-neuf cent quatre-vingts-cinq) et… Blah-Blah bla bla, vous voyez le truc. C’est un texte à l’arrache ici, oh, faut pas déconner non plus ! Si vous voulez la suite, je vous la donnerais. En attendant, écoutez. Un mec qui chante entre deux binch, Elvis, Jello Biaffra et trois champignons magiques :
Vous ne pouvez pas/ You can’t make me
Me faire tuer un homme/ Kill another man
Vous ne pouvez pas/ You can’t make me
Me faire sur lui lancer des bombes/ Drop bombs on his land
Vous ne pouvez pas/ You can’t make me
Me faire complice de ce massacre/ A part of all your killing
Ma volonté ne veux pas/ My free will just ain’t willing
est forcément un chic type.

(traduction par : mon cul)

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