Texte à l’arrache 286

 Dans Textes à l'arrache

L’infection a commencé il y a très, très longtemps, par un éclair qui a mis le feu à un arbre. Au début, il n’y en avait pas beaucoup. Les premiers malades se sont mis à lancer des pierres, ensuite des bâtons taillés en pointes, puis de grosses branches pour taper avec. Le mal était très contagieux, il se propageait de génération en génération, devenant toujours un petit peu plus vorace. Ils ont taillé des pierres, pour les rendre plus coupantes, et ensuite ils les ont attaché aux bâtons. Ca a donné des haches et des sagaies. Pire, ils ont construit des arcs pour pouvoir toucher de plus loin les foules d’autres infectés qui se liguaient en face. Il n’y avait pas de remède. La pandémie embrasait la terre, et ils se sont multipliés. Quand la roue et le travail du métal sont apparus, les armes n’ont pas tardé à suivre. Chars, épées, lances… Plus il en mourait, plus de nouveaux cas se déclaraient. Après beaucoup de victimes, la poudre s’est glissé dans les canons, les fusils, les revolvers, les pistolets, les mitraillettes, les mitrailleuses dans les grenades, les fusées, les bombes, les mines. Des rivières de napalm ont commencé à couler. Mais cette infection était pernicieuse. Elle attaquait les méninges en profondeur, et la folie devenait sans cesse plus sophistiquée. Ils se sont regroupés, puis ils se sont mis à dire que telle ou telle chose leur appartenait. Alors ils sont restés groupés, mais séparément. C’était vicieux, car cela renforçait les symptômes. On a bien essayé de leur envoyer des gars à nous pour les soigner, mais ça n’a jamais marché. La dernière faisait du jiu-jitsu brésilien, même ça, ça n’aura pas suffit. Maintenant ils en sont aux lasers, au robots-tueurs,et aux congloméras syndicalo-capitalistes… Oui, il y a déjà eu les armes chimiques, la restauration rapide, les chanteurs et chanteuses de variétés, beaucoup, beaucoup de destruction. N’insistons pas, ç’est fichu. Ils finiront bien par tous s’entretuer, ou tout détruire. Allons plutôt voir une autre planète, une saine, cette fois…

 

(Assez déprimé. Non, jamais assez, mais le prochain texte sera la suite du feuilleton !)

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