Texte à l’arrache 118

 Dans Textes à l'arrache

-Que fais tu ainsi, avec ce pieu planté dans la poitrine ?
-Je bronze.
-C’est original.
-Non mais franchement…Qu’est ce que tu crois, j’agonise, bozo !
-Ah.
-Voila.
-Mais pourquoi tu agonises ?
-Parce qu’en général, quand on a un bout de bois pointu qui traverse notre corps de part en part, c’est de bon ton de faire ça.
-Oh… Ca fait mal ?
-Presqu’autant que de discuter avec toi.
-Comment tu t’es retrouvé là ?
-A cause de Vlad Tepes, le voïvode du coin. Un aristo dégarni de la membrane. Très susceptible. Les pécores du coin l’appelle « l’empaleur » quand ce n’est pas carrément « le diable ». Pittoresque, n’est ce pas ?
-Ok, en clair, tu t’es retrouvé dans son carnet de pal.
-On peut dire ça.
-Ca fait longtemps que tu es la ?
-Quatre ans.
-Quatre ans !?
-Ouais, ça commence à faire long.
-T’as pas l’air d’aller fort en effet… Sinon, le moral ?
-En baisse…
-C’est vrai, t’as l’air tout pâle
-Hin hin, très drôle. Le truc, c’est que petit à petit, je glisse le long du pieu. Plus on se rapproche de la base, plus il s’élargit. Par conséquent, le trou s’agrandit, c’est délicieux. Quand j’ai touché le sol, deux types arrivent, et me font coulisser jusqu’au sommet, d’où je retombe lentement. Quinze mètres plein d’échardes, ça râpe.
-Ah ouais, quand même. Il n’y a pas beaucoup d’avantage à être dans ta position.
-Si, il y en a un. Quand je suis tout en haut, je peux voir ma maison.
-Sympa… Euh, c’est pas tout, mais je cherche la Pente du Rocher, tu sais où c’est ? On m’a donné du taf de manutention à faire là-bas.
-Facile, au fond à gauche. Après le tonneau des Danaïdes, tu passes sous l’épée de Damocles, et tu y es.
-Merci l’ami. J’y vais. A la revoyure.
-Ouais c’est ça, ciao. Pousse pas trop.
-Hein ?
-Non, rien. Bye bye.
-Salut !
-Crétin…

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