Texte à l’arrache 117

 Dans Textes à l'arrache

le jour se lève, le soleil dresse sa tête de derrière les montagnes. Il a trop festoyé cette nuit. La barque solaire n’a fait que tanguer, ce connard d’Apophis puait encore plus de la gueule que d’habitude, et lui, l’astre du jour, s’est murgé la truffe avec violence. Ce matin, il est complètement cramé. La migraine rayonne sur son front en sueur, la rosée s’evapore, la nausée abonde. Une fois grimpé au sommet, il dégueule de la lumière sur toute la cité. « allez debout tout le monde, y a pas que moi qui doit bosser ! » grogne t’il en prenant son envol, gracieux comme un pélican beurré à l’aquavitt. Au sol, c’est le même cinéma : les gueules de bois arrachent à grand peine les haches qu’elles se sont fichues dans le front. De bien belles armes. Lames en pretextes véritables ou en déprime inoxydable. Toutes ces petites lumières ensanglantées, se magnent de se recomposer, prendre le relais de ceux qui marchaient sur le globe pour le faire tourner. Le grand Citrate de Betaïne celeste, complètement défonz, décide de se laisser rouler jusqu’à la mer. Dans la ville en dessous, ça pleure, ca maugrée, ca gémit. Ca maudit la chaleur, marteau sur l’enclume de leur crane. C’est douloureux. C’était bon. On remet ça ce soir ?

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