Texte à l’arrache 356

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Imaginez : il y a longtemps , les habitants de la planète TransExpressRégional avaient dit qu’ils étaient les plus intelligents de tout l’univers. Fatalement, ils étaient aussitôt devenu terriblement cons, et irrécupérables. Et par une sorte de bizarre mutation, les cons devinrent immortels. Seul les intelligents véritables trépassaient.
C’était problèmatique : Plus y avait de naissance, et plus il y avait de cons, et plus y avait de cons, moins il y avait de place. Forcément, puisqu’ils étaient éternels ! Il y avait des censés, mais leur nombre était minime comparé au reste de la masse. Si quelqu’un decouvrait, inventait, calculait, ecrivait, composait, ou créait quelque chose de bon pour le reste de la population, on pouvait parier que ses jours etaient comptés, et on avait tendance à les fuir ou à les tondres. Mais on comptait gravement sur eux pour la survie de l’espèce. Sauf qu’ils etaient tellement cons, ces cons, qu’il ne parvenaient pas a les reconnaître, les futés. Pour avoir l’impression de faire quelque chose d’utile, qui peut être permettrait de repérer les élus de l’esprit, ils bâtirent des ministères : ministère de la norme, ministère des stages, ministère des gros bobos, ministère des gâtés, ministère des ceintures, bretelles, et autres suspensoirs à pantalons affiliés, ministère des réseaux sociaux, ministère des trucs compliqués, ministère des ministères, et bien sûr, le ministère de la connerie, qui employait près de 90% de la population non inactive. L’illusion était parfaite, mais dans les coeurs, on sentait que c’était con. Le long des autoroutes bouchées par des caillots énormes de vehicules à la con, on construisait des asiles de cons, pour héberger sommairement les nouveaux venus sans arrêt en train d’arriver. C’était des bâtiments immenses qui ne cessaient jamais de s’agrandir. A force de se griller le petit pois avec des occupations de plus en plus débile, le gène de la pensée finit par disparaître de leur code génétique. Ils erraient, bavant, grognant, et sautant, quittant leurs immeubles branlants, leurs maisons en ruines, leur tentes dechirées, et disparurent dans les bois. La civilisation des alpagas les remplaça. Mais comme les cons ne mourraient decidement pas, les camelidés furent obligés de construire de grandes arches spatiales dans lesquelles ils les fourrèrent tous, avant de les catapulter dans l’inconnu, en espérant que ces bombes à connerie ne se crasheraient pas sur un monde habité. Les lamas-sapiens avaient pitié d’avance pour les pauvres infortunés eventuels qui devraient se farcir tous ces cons perpetuels. Ils espéraient que les habitacles des vaisseaux finiraient par ceder à cause de la multiplication irresponsable des cons, et que ces derniers dériveraient en vain, et pour toujours, loin des uns et des autres, dans les confins du cosmos. En attendant, on pu enfin fumer des clopes tranquille.

(idée : Gin)

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