Texte à l’arrache 116

 Dans Textes à l'arrache

Saperlipospouille, mais que se passe t’il ? Tout à l’air de devenir incroyablement CON. Moi-même, je ne me sens pas très bien. Enzo avait raison (nda : voir Serat) : le rayon débile de l’espace marche à plein régime, nous faisant régresser à l’état de mandibulés irrécupérables. Quel cauchemar. Mes textes à l’arrache… C’est dur… d’atteindre… les deux cents mots… envie de… parler… politique… Non ! Dois..etre…fort ! Mojo Nixon ! Mojo ! Mojo ! Au nom de la Came, vient à mon secours ! Mojo, Mojo, dis un mot, et je serais guéri…
-Qu’est ce qui se passe, fiston, t’as un soucis ?
-Mojo ! Oui, c’est affreux. Tout le monde parle pour ne rien dire, et les méchants s’esclaffent à nous regarder grouiller comme des vertiots sur un hérisson mort. Ambiance de merde, phrases débiles, intelligence de dernière division, mais surtout… J’arrive pas à écrire un truc potable !! Bouhouhouhouhou !!! Chuis un pauv’ naaaAAAaazze…
-Allons, allons. Pleure, pleure, tu pisseras moins. Tu veux que je te chante une petite chanson, mon Vinzo ?
-Oh ouiii !
-Bon assieds-toi là, j’accorde ma guitare. * Ploink * * Ploiiiink* Bon. Je vais te chanter un truc en français, comme ça, tu auras tes mots, ça te va ?
-Merci Mojo !
-Ce morceau s’appelle Ain’t got no boss : j’ai pas d’patron. Attention. Un, deux, trois, quatre !
Ah, hey hey heeeyy,
how, how, haoow.
J’ai pas d’boulot, j’ai pas d’patron.
J’ai pas d’bagnole, j’amasse pas mousse
J’ai pas la frousse, de me tirer de lààààà !!!
* ploink ploink ploink ploink ploink *
J’explose, chuis furieux, je vais m’chercher un démonte-pneu
Hey, hey hey,
how, how, how
Yeah, yeah, yeah
Plus jamais j’vais me plier à tes caprices idiots
Plus jamais je ferais le cretin, pour que le petit pois qui te sert de cerveau
se sente superieur
Plus jamais je n’ferais l’enfant, dans ton parc d’attraction pour mongolos
Oh ouais, mongolien, grosse poire, ouais
Me dit pas ce que je dois faire
J’risque de t’en mettre dans l’derriere
Je bosserais plus jamais de ma viiiiiieee
J’explose, chuis furieux,
je vais m’chercher un démonte-pneu…
-Super, merci Mojo, on a largement dépassé les deux cents mots.
-Pas d’quoi, fiston. Besoin d’autre chose ?
-Non, non, c’est bon. Tu m’as vachement remonté le moral, t’es un pote !
-Haha, de rien, pt’ite grenouille. Je repars alors. Tchao, bello.
-Au revoir Mojo !
-Et n’oubliez pas les enfants : boire de la bière, ce n’est pas picoler.

Ah, ça va mieux !

(Ain’t got no boss de Mojo Nixon et Skid Roper, sur l’album Frenzy. Restless records.)

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