Poème beat (rip Lawrence Ferlinghetti)

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Poème beat (rip Lawrence Ferlinghetti)

Tout les jours que dieu fait les fourmis courent comme des lemmings
En feu toute la journée
Actives et affairées avant que ferme la herse
Un jour elles iront au parc
Sur la belle île
Par les pentes de la vie salope
Quand enfin se perdra la rampe
Vaniteuses anagnostes
Se submergeant d’opprobres
Entre esclaves folles prisonnières de l’asile
Se livrant d’aise à la panique
Se baignant dans la haine
Où se dissout lentement tous leurs rêves inertes
Et leurs espoirs s’écrasent sous le même roc
Qui les tue en une syllabe
Ignorée par la cohue sans tripe
Des autres fourmis-lemmings.
Insectoïdes à sang chaud.
Technologie de mousse en sytème
De pensée qui excite la moiteur
Des envies tout en coupant les ailes
Qu’avaient autrefois les fourmis-lemmings.
Maintenant elles se consacrent à créer un œdème
En remplissant un trou de puces, le lait.
Elles s’épuisent, elles s’énervent, elles s’agitent,
S’y excitent sans gène
Jusqu’à crever.
En cas de déroute
Retour à la strophe.
La vision en loque
De leurs yeux anthracites
Rend toute foi apostate
Toute espérance grotesque.
Vider les trous, vidanger les victimes
Pendant que l’index du ciel les écrase
Et que la loupe du destin les brûle.
Puis sans réfléchir, recommencer à zéro.
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