Poème

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Sans profil, sans compte, sans valeur, sans données,
Avachi la tête dans le plastique vert,
Savourant les tourments d’une existence amère,
Songe ésotérique de vie abandonnée

Ego dénoyauté, vidé de vanité,
Submergé et perdu dans un vaste antimonde,
Le sang tout étalé sur des supports immondes,

Emporté par le flot des amours détestés.

Narines au dessus des putresences acides,
Remugles dégradés d’obsolètes terreurs,
Dans les iris tannés brille encore la lueur,

Du reflet électrique aspirant vers le vide.

Loin des conjectures mais tout près du ravin
Où coule en ses tréfonds une onde vénéneuse.
Prégnant celui qui vit dans la nature heureuse,
Sac de chair et de sang oublié de chacun;

Par-delà le bitume et les odeurs qui fouttent.
Quand bien même l’apathie et le triste décor.
Ici règne la vie, ici règne la mort,
Ici règne le vrai, qu’aucun argent n’achète.

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