Feuilleton à l’arrache 169 épisode 5

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(Résumé : La livraison prochaine de dix millions de cochons d’indes attise les convoitises. La police est sur les dents. Le syndicat du crime se prépare à la guerre, tandis qu’un mystérieux personnage, connu juste sous l’initiale de « S », semble observer les évènements de loin. Mais pour qui travaille Voulva, la femme fatale irrésistible ?)

Toutes les paumettes botoxées s’affaissèrent quand elle entra dans la boutique Chamel. Les arrondis insolents de ses courbes fines, son port de tête royal, la perfection de son visage, son regard de panthère, et ses vêtements aussi cher que minuscules, contribuaient tous à attiser l’envie générale. Des périscopes à têtes de cougares fulminantes montaient et descendaient de derrière les rayonnages, en grommelant . Elle n’y prêta aucune attention.
L’impératrice salua d’un air entendu une vendeuse, avec un sourire à faire mourir un grand rabbin. Négligemment, elle décrocha des sous-vêtements à portée de doigts, puis se dirigea vers les cabines d’essayage. C’est dans celle du fond qu’elle s’enferma. En appuyant sur le petit chameau, logo de la marque, qui était discrètement appliqué sous une applique, il y eu un bruit metallique, et la lumière s’écrasa sous la porte. L’ascenseur secret s’enfonça dans les profondeurs de la terre. Elle en profita pour s’entrainer à faire un nombre infini de moues de canard. Quand les portes automatique s’ouvrirent, elle avait enfilé une robe de moine, dont la capuche recouvrait dorénavant son visage. Le temple, taillé à même la roche, présentait des proportions digne d’un film hollywodiens. Une enfilade de colonne menaient à un autel surélevé, vers lequel elle se dirigea en silence. Sa vision périphérique sentait les fresques immenses peintes sur les murs, et devant elle, l’autel se rapprochait. Juste devant se tenait un personnage de dos, revêtu d’une chasuble. Derrière était une statue imposante, la sculpture d’un cuys gigantesque, à l’air fier et relax. Des centaines de cochons d’indes bullaient de-ci, de-là dans la pièce, en totale liberté. Une dizaine gambadaient, mais la plupart se contentaient de dormir ou de bouffer. Certains dormaient même sur les pieds des gardes colossaux, également vêtus de coules (nda: robe de moine, mais en plus cool), postés à intervalles réguliers .
-Bienvenue, sœur Voulva, dit le prêtre en se retournant. Il portait un masque de cobaye, troublant de réalisme. Autour de son cou, un collier de cuys. De vrai cuys, attachés par les pattes, qui pendaient pépères, pas vraiment dérangés par leur position incongrue. Les bestioles, défoncées par elles-mêmes, conservaient une placidité à toutes épreuves. Voulva mis un genou à terre, tete baissée.
-Je suis venu faire mon rapport, Grand Capybara.
Le religieux demeura silencieux, la fidèle poursuivit.
-J’ai pu découvrir où et quand sera effectuée la livraison : Quai numéro treize, ce samedi, à 23 heure. Le bateau s’appelle le Bourguigñon.
-Est-ce que quelqu’un d’autre est au courant ?
-L’inspecteur Fergusson. Et Massey, par conséquent…
-Autant dire personne. Relève-toi mon enfant , tu as bien travaillé, dit l’ecclésiastique. Grâce à toi, nous récupérerons nos sacrées bestioles, et une fois conditionnées, quand nous les relâcherons, le monde nous appartiendra ! Mouhahahahahahah ! triompha le Grand Capybara en renversant sa trombine en arrière.
-Mouhahahahahaha ! reprirent en chœur les gardes et les cuys.
-L’ Invincible Caouïc de l’Espace t’es reconnaissant, sœur Voulva, il t’autorise à lécher son incarnation. Va, à présent. Va et voyage, mon enfant.
Le prêtre lui désigna l’animal dodu qui reposait sur un coussin de velours rouge brodé d’or, au sommet de l’autel.
-C’est un cuy qui a plus de deux cent de Q.I. Il s’appelle Stanley Cuybrick. Va, Va et voyage. Va !
Voulva laissa glisser sa bure à ses pieds. Elle était complètement nue. Devant cette vision, plusieurs cuys du colliers explosèrent , ainsi que le crâne de deux ou trois gardes. Dans la salle, un chant polyphonique commença à s’élever :
« Guinea ! Guinea ! Guinea ! Guinea ! Guinea  »  »
De n’importe quel pays de n’importe quelle couleur, la musique est un cuy qui vient de l’intérieur … »
« Lèche ! Lèche ! Lèche ! Lèche ! Lèche !  »
Sous le bruits des scansions frénétiques, la bombasse fit les quelques pas qui la séparait de Stanley. Délicatement, elle le pris dans ses mains, lécha son dos avec une langue à faire frémir de stupeur un acteur porno, reposa la bête, et s’effondra sur le sol.
« Guinea ! Guinea ! Guinea ! Guinea ! Guinea  »
Elle reprit connaissance, elle était allongée sur une table d’opération. Des docteurs moustachus lui faisaient un court-circuit gastrique, mais en lui sciant la raie des fesse. On lui rentrait des trucs dans les tripes, en lui demandant si elle sentait quelque chose. Puis, sa conscience sortant de son corps, elle voyait un interne lui deblayer l’intérieur avec une sorte de truelle. Soudain, des millions de fleurs et de cuys se mirent a sortir par sa plaie, et d’angoissant, tout devint extrêmement délicieux. Les fleurs et les cuys, tout deux multicolores, de couleurs qu’elle n’avait jamais vu auparavant, l’entouraient et la caressaient en souriant. Pendant qu’on la refermait avec une sorte de machine à coudre, elle eu un orgasme, puis perdit connaissance. Elle se réveilla dans le temple, baignant dans un agréable coton. Le Grand Capybara s’approcha d’elle, et retira son masque. Sous la tête de cuy, il y avait… Une tête de cuy ! Stanley se leva sur ses pattes arrières, et se mit à chanter comme Barry White. Alors que tous se mettaient à danser, elle poussa un cri de surprise. Elle se réveilla enfin pour de bon.
-Wooooooaaah… fit-elle, Y a Pas à dIRe, lE cuY, C’Est lE PieD…
(à suivre)

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