Texte à l’arrache 77

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Minuit, l’heure du crime. Couloir sombre, lumière qui ne marche pas. On y voit a peine les poignées de portes qui reflètent la lueur de la lune. Un bruit étrange saute aux tympans, la où les ténèbres sont totales.Le couloir fait au moins un kilomètre. Le château, immense, impérieux, humide et froid, bâti au bas moyen-âge, a enregistré des siècles de séquences : les actes des hommes en son sein. Tous, y compris les pires. Mon oncle m’a raconté qu’il y a deux fantômes qui errent : un, le premier châtelain, a tué sa femme et mangé son valet. Il déambule dans l’aile gauche, arrive par le haut du grand escalier, pousse un cri lugubre, puis disparaît comme un trucage de film muet. Le second, plus récent, est la femme du majordome du Duc de Trou. Elle a été retrouvée morte de terreur dans la bibliothèque, on ne sait comment. On l’entend gémir au rez-de-chaussée, elle fait claquer les portes, et son visage se transforme quand on la prend sur le fait. Ses yeux s’écarquillent démesurément, sa bouche s’allonge dans un cri bizarre. Ceux qui l’ont décrit sont les rares à ne pas être morts de crise cardiaque… Brrr… Interrupteur merdique… Soudain, là ! Une lueur sous une porte ! Des bruits encore plus bizarres… Une puissance surnaturelle force mon bras, bien que récalcitrant, à l’ouvrir. Le coeur bat à rompre. Il y a quelqu’un derrière ! D’une main tremblante, je tourne la poignée. Le loquet se libère. La porte s’ouvre. Oh mon Dieu !!!
-Putain, mais on peux plus chier dans la nuit tranquille ! Ferme la porte abruti, je me les gèle ! crie mon oncle …

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