Texte à l’arrache 223

 Dans Textes à l'arrache

Commissaire Flagellant, le policier masochiste. Flagellant mène l’enquête en se fouettant le dos, et même l’arrière-train, si un de ses bonobos de service veut bien. Cette technique ancestrale lui permet de se concentrer, de saigner abondamment, d’avoir des flashs sur l’affaire en cours tout en éprouvant un plaisir ambigu. Toujours en sueur, toujours en sang, Flagellant fout le malaise aux suspects, qui craquent fatalement. Soit ils sont choqués par ses tétons qui remuent à chaque claquement, soit ils sont sadiques, auquel cas il feraient tout pour tenir le martinet… Avouer des crimes, par exemple. Les autres flics et magistrats sont dans la même position. Les sondés trouvent le mec un peu trop torturé. Il se charcle ainsi depuis la mort de son chat dans un accident de cuisine. Malgré son taux de réussite élevé, la carrière du commissaire est de courte durée : trop salissant. Il a bien essayé de se faire suivre en continu par un type avec une serpillière, mais ça n’a pas suffit. Le procureur s’est cassé la gueule dans le palais de justice, il a glissé sur une flaque de transpiration souillée, en haut des grands escaliers. Patatras et quinze jours d’itt. Et puis même, allez faire une planque dans une voiture, avec un type torse nu qui se mutile, qui halète bruyamment, et par dessus le marché sent le wapiti mort. Au prochain épisode, ce sera un remplaçant : le commissaire Flageolet. Pas dit qu’il fasse une longue carrière non plus, flatulences et lieux clos font rarement bon ménage…

 

(dédicace à Lionel Chatton & Yann Lebrun)

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