Texte à l’arrache 50

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Le jour du début de la fin, c’était le 21 décembre 2012. Mais ça ne s’est pas passé comme on l’imaginait ; on attendait une explosion soudaine de catastrophes, une apocalypse, un bon gros crépuscule des Dieux, mais non. Les mayas avaient raison, mais ils ne nous ont pas prévenu de la forme que ça prendrait. Le 21 décembre 2012, le soleil s’est levé, comme d’habitude. Le serpent à plume Quetzalcóatl serpentait normalement sur le chemin de la voie lactée, Amon-Ra-Aton-Bousier poussait sa crotte en fusion, rien de nouveau. Tout était normal ? Non. Pendant que nous étions déçus par l’absence de spectacle, la fin du monde rampait déjà parmi nous, comme un ver dans la pomme. A dix-huit heure, ce jour-là, commençait un nouveau règne de terreur : Celui de Stéphane Plaza, le Nyarlathotep de la loi Carrez. Maisons à vendre, Chasseurs d’appart, Recherche Appartement ou Maison… La trinité de la terreur. Ce que l’on ne savait pas, c’est que la chaine M6 était la résultante d’une conspiration d’illuminati mayas : la venue du monstre immobilier, le jour fatidique, avait été prévue de longue date. Son invocation allait ouvrir les portes de l’enfer, et depuis, le malheur déferle sur la planète. La fin du monde est pernicieuse : elle travaille un peu, tous les jours, à nous saper l’âme petit à petit. Plaza n’est que le point de résonnance de tous ces micros malheurs, qui, combinés, forment la malédiction méso-américaine : nos cerveaux sont grignotés lentement, inlassablement, fatalement, jusqu’à que nous soyons plus que des limaces distraites. Il en va de même pour la réalité : ne voyez-vous pas tous ces signes ? Les gens qui oublient tout, l’administration de plus en plus folle, les tsunamis de merde télévisuelle qui noient nos intelligences, la publicité perverse, partout, en permanence, qui nous fourgue des trucs qui, objectivement, ne servent à rien…. C’est trop tard, il n’y a plus rien à faire, nous sommes tous condamnés à nous regarder devenir des enfants débiles, incapables d’exprimer notre révolte en terme clairs. Comment ça, parano ? Comment ça, obsédé ? Mais pas du tout ! Dis-donc, tu ne serais pas un de ces chinois de la C.I.A, à la solde de Plaza, par hasard ? Je le savais ! Ils sont partout !!! Mais vous ne m’aurez pas vivant ! *explosion de grenade fumigène* Jamais ! Mouhahahah ! Adieu, bande de nazes, on s’reverra en Lozère !!

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