Texte à l’arrache 70

 Dans Textes à l'arrache

Nestor Bourmoi se réveilla en sursaut. La belle Natascha semblait dormir à côté de lui, enroulée dans les draps, mais elle était vraiment morte. Un sacré mic-mac, encore une fois. Ce bon commissaire Florimont Foireuhlt allait être aux anges.
Toc toc toc…
Ça tombe bien, le voila.
-Bourmoi, qu’est ce que vous foutez ici ?
-Qu’est ce que j’ai foutu, vous voulez dire. Je me rappelle l’avoir bourré, la routine, n’est ce pas ? Et puis c’est le trou noir, si j’ose dire. Je me suis réveillé avec la belle au bois dormant des neiges contre moi. Il y a des gueules de bois moins déplaisantes.
-La routine, comme d’habitude, tss… Je suppose que vous allez trouver une bonne explication à tout ce merdier ! s’enerva Foireuhlt, qui fusait parfois sans prévenir.
-Certainement un coup de Gandolfi. Expert en alchimie, n’oubliez pas. Il aura surement drogué nos whiskys.
-Mouais… Vous avez de la chance que Gandolfi soit en cavale et que nos services le traquent activement. Toute la pj est sur les dents.
-Je n’oserais jamais mettre en doute l’efficacité légendaire des représentants de l’ordre français, Foireuhlt. Surtout la votre.
-Oui, bon, ça va hein ? Déguerpissez, avant que je ne vous coffre, Bourmoi.
-Très bien, je ne vous ennuie pas plus. Je file comme un pet, Foireuhlt.
-Disparaissez !
Le détective, ne se fit pas prier, il prit son chapeau, et fila, sourire aux lèvres. La pauvre Natascha… Comme la pauvre Ludmilla, la pauvre Priscilla, la pauvre Olga, la pauvre Roberte, les pauvres toutes les autres. Ainsi que ces autres pauvres hommes… Mais eux, il ne les bourrait pas. Les femmes uniquement, hétérosexualité franchouillarde oblige. En sortant de l’immeuble, il regarda ses doigts. Depuis qu’il les avait plongé dans un seau d’acide, ils étaient lisses comme des feuilles vierges. Bien pratique. C’est comme ça qu’il avait étranglé Roberte, Olga, Priscilla, Ludmilla, Natascha… Apres avoir bourré, il ne pouvait pas s’en empêcher. Parfois, il faisait même l’inverse. Les autres meurtres, ceux des hommes, c’était pour brouiller les pistes, et faire porter le chapeau aux malfrats des affaires sordide dans lesquelles il pataugeait. Comme bien des héros respectables, Bourmoi était en fait un psychopathe. Le pauvre Florimont passait pour un idiot, alors qu’en vérité, c’était un bon flic. Il était bien, Foireuhlt.

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