Texte à l’arrache 182

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Pourquoi les shadoks partent en vacances ? Parcequ’ils le peuvent, tout simplement. Le roi shadok ayant instauré la journée de pompage de trente-cinq heures, il était normal que les pauvres bêtes aspirent à un repos regulier, le surpompage ayant une facheuse tendance à favoriser l’usure prématurée du pompeur.

La concertation du Devin shadok et du professeur Shadoko, quoique houleuse, mena à la conclusion suivante : si un bon shadok etant un shadok qui pompe, et qu’un mauvais shadok etant un shadok qui ne pompe pas, les shadoks morts, ne pompant pas, étaient par conséquent de mauvais shadoks. On décida d’abord d’appliquer la peine capitale aux defunts improductifs, sans résultat. Les méchants oiseaux crevés refusaient obstinément de se relever pour aller au turbin.

C’est grace à l’intervention de dernière minute du syndicaliste shadoky (anciennement connu sous le nom de marin shadok) que la situation se débloqua.

« Dans la marine, c’est un principe, quand on ne se saoule pas à bord, on se saoule à l’auberge ».

La formule s’ appliquait parfaitement à la situation, on autorisa donc les congés payés, étalés en zones, de façon à ce que bien sur, la production d’énergie pompique ne cesse jamais.A des periodes fixes, les shadoks prenaient leurs familles, leurs ustensiles et leurs affutiaux, pour aller à la campagne, visiter des embouteillages, attendre des trains (ou des avions) en retard, et surtout, regarder les usines de pompage où ils travaillaient en temps normal.

Là, à distance réglementaire, ils avaient le droit de rire des infortunés d’une autre zone. Quand ils étaient suffisamment remontés, ils reprenaient le chemin du travail, dans la joie et la bonne humeur. Joie et bonne humeur temporaire, cela va de soit, puisque le rythme effrené de trente-cinq heures sur vingt-quatre finissaient fatalement par avoir raison des ouvriers.

Pourquoi les shadoks partent en vacances ? Parcequ’ils le peuvent, et que quoi qu’il arrive, qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il vente, l’activité sacré du pompage jamais ne doit cesser. Activité brillamment résumée par le philosophe René Deshadoks (dans le pompage de la méthode): « je pompe, donc je suis ».

(Coucou Clairon Patapon !)

 

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