Texte à l’arrache 252

 Dans Textes à l'arrache
Calembourdaines :

La bastille était dure à avaler pour Maximilien. Depuis qu’on l’avait élu au comité de porc-salut public, qu’on renouvelait menstruellement, il n’arrivait pas à dire si c’était de l’art ou du cochon. Ce gros porc de Danton était toujours dans ses fesses quand il le cherchait. Les girondindes, ces vaches, gloussaient à qui meuh-meuh dans le dos de Gilbert Montagnard. Maximilien espérait qu’il tiendrait jusqu’à thermidor, car il savait que qui thermidor dîne. Il voulait surtout aider le populo, au minimum faire passer la loi sur le maximum, qui mettait un prix fixe pour le bain, le savon, et autres produits de dernière nécessité. Grâce à lui, l’esplanade était abolie, la France en transe ne ferait plus que des guêtres défensifs. Contre le clergé, il pensait proposer la poudre arrêt-curé, même s’il était un peu déiste-en-boule. Au final, il servait surtout de tête de turc, et tous le monde se moquait de ses doigts de l’homme, sous couverts d’assiette et d’esprit de cul général, pardon, de raie publique. Cette triste période s’appelait la Terrine, car il y avait tout le temps des couilles dans le pâté. Pauvre Maximilien, il y croyait tellement à l’harmonica entre les peuples, mais les fieffés fielleux fantoches de faux favorables à la fantaisie n’en n’avait rien à fiche, de quoi rater le blues. Au contraire. Il payèrent le coiffeur de Maximilien, pour qu’il lui fasse une coupe bien dégagée derrière les oreilles, et ça ne rata pas. Sa tête roula, manquant de percupéter un africain fraîchement libéré (qu’on se dépêcha de défraîchir). D’où l’expression « Robespierre qui roule n’amasse pas Mouss Diouf ». Voila voila.

Articles recommandés

Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. Apprenez comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Me contacter

Je vous recontacterai si je veux !

Non lisible? Changez le texte.